Lausanne marathon 30 octobre 2016 par sebsoupe

Publié le par tissteam01

Moins d’un mois après mon marathon de Lyon, un dossard gagné sur Facebook me propulse à nouveau sur la ligne de départ pour 42,195km de course à pied. Malgré tout ce que j’ai pu entendre ou lire sur le nombre maxi de marathons à ne pas dépasser en une année, ou les recommandations de ne pas en enchaîner 2 à quelques semaines d’intervalle, c’est surtout une grosse dose de motivation pour enfin battre mon record perso qui me pousse à valider ma participation à cette épreuve « de dernière minute »…

Le bon numéro ???

Le bon numéro ???

Après Lyon, je profite d’une première semaine « off » pour récupérer, puis je recommence à m’entraîner avec un gros week-end de sorties vélo, avant la reprise du plan spécial marathon pour les 3 dernières semaines précédant Lausanne, dont une sortie longue pile au milieu. Les sensations sont bonnes : je n’ai pas l’impression d’avoir de séquelle au niveau musculaire, malgré l’apparition d’une légère douleur à la hanche gauche. Les pulsations cardiaques sont moins hautes que le mois d’avant sur les mêmes séances, et la vitesse plus élevée sur les sorties rapides : tous les voyants sont au vert !

Le logement est réservé, les enfants confiés à papy/mamy, on prend donc la route le samedi 29 en direction de la Suisse avec ma chérie. On quitte le brouillard bressan pour trouver le soleil dans le Jura, et après le passage de la frontière on en prend plein les yeux niveau paysage ! Le point de vue sur le lac Léman est tout simplement magnifique, en partie recouvert par la brume au pied des montagnes… La route entre Nyon et Lausanne donne l’impression de traverser un parc botanique, tout est propre et joli, avec une mention spéciale pour l’école polytechnique et l’université à l’entrée Lausanne, ça donne presque envie de se remettre aux études !

 

Le Léman dans la brume devant les Alpes

Le Léman dans la brume devant les Alpes

Malgré le GPS de la voiture qui n’a pas la cartographie Europe, on trouve sans trop de difficultés le AirBnB, une chambre dans un petit appartement. A notre arrivée à l’heure prévue on a un peu l’impression de déranger : la miss est sous la douche mais son homme nous assure qu’on peut revenir quand on veut pour ce soir, donc on dépose nos affaires et on repart en ville en voiture pour aller récupérer mon dossard sur le port de plaisance. On trouve facilement à se garer, on retire des francs et on demande un plan de la ville à l’office du tourisme avant de rentrer dans la tente « marathon expo ». Bon après environ 4minutes28secondes on ressort avec mon sac coureur et 2 tickets pour la pasta party (normalement payante pour l’accompagnateur mais soit le bénévole était généreux, soit ma chérie lui a tapé dans l’œil). A la sortie je suis interviewé et filmé par 2 journalistes, mon fort accent français m’ayant fait remarquer ! On fait un tour sur le port puis on monte jusqu’à l’aire de départ pour situer les lieux, pendant que les courses enfants se terminent. On repart ensuite en voiture jusqu’à la vieille ville située encore plus haut sur les coteaux, on visite quelques rues entre le Musée et la cathédrale, et on fait un peu de shopping avec madame pour profiter des produits locaux avant la fermeture des magasins ! Puis on redescend au port pour manger sur le bateau loué par l’organisation.

La pasta party sur le Lausanne

La pasta party sur le Lausanne

La file d’attente est déjà conséquente mais en bon français je regarde s’il n’y a pas moyen d’avancer, et en effet la file qui ne passe pas par la buvette est beaucoup plus courte pour accéder au bateau. Malgré tout la dame devant nous nous explique qu’elle ne comprend pas pourquoi l’attente est si longue : beaucoup de gens sortent mais personne ne rentre ! Enfin si on voit que ça avance un peu, on se rapproche petit à petit de l’entrée et on réussit à monter à l’intérieur du bateau juste avant que toute l’autre file nous passe devant pour stopper leur grogne… Heureusement le décor est joli et le panorama aussi, cela compense l’austérité de notre petite assiette de pâtes sauce bolognaise ! Quand on ressort, je dis à ma chérie qu’à mon avis nous sommes rentrés par la file de sortie et qu’un bénévole a sûrement fait une erreur d’aiguillage, ce qui s’avéra presque vrai puisqu’en fait c’est le nouveau prestataire de la soirée qui a eu de gros problèmes d’organisation, entre la gestion des files d’entrées et l’approvisionnement en pâtes (l’association du marathon ayant dû en recommander en urgence à un restaurateur du port pour finir la pasta party !!!).

On est sur le pont !

On est sur le pont !

De notre côté, on retourne tranquillement à l’appartement mais quand on sonne à l’interphone de l’immeuble : pas de réponse ! Là on commence à moins faire les malins mais juste à ce moment un voisin arrive et nous fait rentrer… Mais à nouveau devant la porte de l’appart, personne ne répond aux coups de sonnette ! On essaye d’appeler le n° de téléphone de notre hôte : messagerie vocale… En temps normal on serait reparti trouver un autre endroit pour dormir, mais là nos affaires sont à l’intérieur, donc c’est un peu plus embêtant ! Ma chérie tente sa chance en essayant d’ouvrir la porte, et bingo : ce n’est pas fermé à clef… Bizarre ce genre de situation un peu surréaliste, mais bon ce n’était pas le but de notre voyage ! On passe sur le chauffage à fond avec les fenêtres grandes ouvertes, la propreté toute relative de la salle de bain, ou l’absence de papier dans les toilettes…

La nuit se passe, le changement d’heure aussi : réveil 1h + tard que prévu suite au changement automatique sur mon smartphone, j’avale vite fait mon café et mes barres de céréales, on rassemble les affaires et « Let’s Go ! » direction le départ… Pour le coup je gère bien ce stress supplémentaire, grâce aussi à ma chérie qui me rassure ! En effet on a de la marge, on trouve facilement à se garer, je suis déjà en tenue, j’enfile juste un maillot manche longue en + et un sweat car il fait bien frais, je prends ma boisson d’attente High5 et on va voir les sas de départ.

Un peu en avance ou trop en retard ?

Un peu en avance ou trop en retard ?

Comme en fait on a 1h devant nous, on trouve un petit café à proximité pour que ma chérie déjeune, ça me permet de me réchauffer un peu parce que je suis frileux ! Mon départ est prévu à 10h10, donc à moins le quart je pars m’échauffer en trottinant dans les rues adjacentes pendant quinze petites minutes, un dernier passage au pit stop, puis je rentre dans le sas Elites en croisant Dominique Chauvelier qui accompagne le club des meneurs d’allure. Un dernier bisou à ma chérie qui part quelques centaines de mètres plus loin pour me voir passer, et j’attends le coup du starter pendant que le speaker fait monter la pression avec son compte à rebours… Pan ! C’est parti ! Le départ est donné et on s’élance dans la rue légèrement en descente. Forcément ça court vite, le peloton s’étire et j’aperçois ma supportrice pour un dernier coucou avant un long moment. Après quelques centaines de mètres la rue remonte légèrement, je discute avec un coureur du coin qui me dit que ça part toujours rapidement. Au 1er kilomètre le verdict du chrono tombe : 4m06s, soit juste un poil plus vite que prévu. Mon plan échafaudé la veille avant de me coucher est de courir en 4m10s jusqu’au 35ème kilomètre, puis si tout va bien, essayer d’accélérer en 4min/km jusqu’à la fin, ce qui pratiquement est ma stratégie gagnante sur marathon, et théoriquement devrait me permettre de terminer en moins de 2h55, soit un poil mieux que mon record.

Plus que 42 kilomètres !!!

Plus que 42 kilomètres !!!

Le second kilomètre emprunte une rue en descente assez raide, c’est pas pire que Marvejols-Mende cet été mais la vitesse s’emballe pendant quelques centaines de mètres : 3minutes51secondes (~15,5km/h de moyenne), bon il faut ralentir sinon c’est le mur assuré au 30ème ! Heureusement (enfin façon de parler), dès le kilomètre suivant les montagnes russes s’aplatissent légèrement pour se transformer en une longue alternance de faux plats montants puis descendants, du coup les temps varient entre 4’18 et 4’03 au km, donc il m’est un peu difficile de se fier aux sensations ou au chrono… Les coureurs plus rapides ou ambitieux ont fait le trou, et on se retrouve groupés avec quelques gars et une féminine pendant quelques kilomètres. Le temps est toujours frais et couvert, je suis content d’avoir choisi m’a tenue fétiche cuissard+débardeur car je ne transpire pas trop dans la fraicheur et le vent contraire.

Sous les pavés, la plage…

Sous les pavés, la plage…

Autour du 5ème km, entre Paudex et Lutry, nous quittons les avenues et le parcours emprunte ensuite la route cantonale n°9 appelée « route du lac » qui porte bien son nom, tandis qu’à notre gauche les vignes occupent tous les coteaux. Le train qui emmène les supporters au ½ tour nous double sur la voie ferrée qui longe la route, pendant que nous arrivons au 1er ravito : les gobelets d’eau sont en carton et je prends un en le pliant pour moins en renverser à côté en continuant à courir, et j’attrape dans une assiette quelques pastilles roses de « sucre de raisin » que je mange une à une sur les hectomètres suivants… Les kilomètres suivants sont du même acabit, ça monte et ça descend légèrement, et comme j’ai l’impression de me laisser endormir dans le groupe, je prends le commandement des opérations pour ne pas subir le rythme mais conserver le mien…

En tête de peloton pour la photo !

En tête de peloton pour la photo !

Peu avant le km10 nous quittons la route principale un moment pour traverser Bourg-en-Lavaux et prendre un nouveau ravitaillement, la montée de l’échangeur pour sortir du bourg casse un peu la vitesse mais je suis bien conforme à mon plan puisque seulement 12 secondes en avance malgré la grosse descente du départ. Les sensations sont toujours bonnes, le vent est présent mais pas trop pénalisant, et nous amorçons une grande ligne droite avant d’arriver au vinorama de Lavaux avec une belle cascade décorative dans la colline. La route devient à nouveau plus sinueuse et je tire tout droit entre les virages pour ne pas parcourir de distance supplémentaire, et je me demande si le retour se fera exactement sur la même route (et donc si l’on va croiser les premiers quand ils auront fait demi-tour) ? A Saint-Saphorin nous prenons le ravito du 15ème, j’ai pris un peu plus d’avance à la faveur des 2~3 kilomètres précédents que j’ai couru plus rapidement que prévu. Mais les 2 kilomètres qui suivent sont en montée et la vitesse baisse à nouveau, avant d’accélérer à 15km/h pour le 18ème à l’entrée de Vevey où l’on aperçoit le siège de Nestlé avec de magnifiques bureaux surplombant le lac. C’est d’ailleurs sur l’avenue du même nom qu’on parcourt le kilomètre suivant, qui nous rapproche de + en + du semi-marathon synonyme de retour à la case départ. C’est par ici que je croise enfin les 2 premiers du marathon, qui ont creusé l’écart sur le 3ème puis le 4ème encore un peu plus loin. Après avoir traversé la Grande Place nous continuons sur les quais entre les promeneurs qui nous encouragent de leurs « hop ! hop ! » chaleureux, et les terrasses des cafés où c’est déjà l’heure de l’apéro ! Arrive enfin le 1/2tour de La Tour-de-Peilz, aussi radical que celui de Hawi au parcours vélo de l’Ironman Hawaii : un cône à contourner au milieu de la route ! Juste avant j’ai aperçu quelques coureurs qui m’avaient dépassés sur les premiers kilomètres, et si certains sont clairement plus rapides, d’autres donnent l’impression de déjà souffrir un peu.

Lausanne marathon 30 octobre 2016 par sebsoupe

Au niveau du chrono je suis toujours dans les clous, un tout petit peu plus rapide que prévu (29secondes soit à peine + d’1sec/km) mais même si je ne suis pas « facile », les sensations ne sont pas non plus mauvaises, et mentalement je sais que maintenant il faut juste revenir à Lausanne pour voir ma chérie ! Du coup les 22 et 23èmes kil qui sont roulants sont avalés à 15 à l’heure, avant de reprendre le rythme prévu au km24 en traversant la Grande Place en sens inverse. Par contre, en arrivant vers Nestlé, on bifurque du parcours pris à l’aller pour remonter au-dessus de la voie ferrée sur une petite route résidentielle. Le dénivelé n’est pas énorme mais suffit pour me faire ralentir sur 2 bornes autour du ravito du 25ème, et c’est là que je fais doubler par un coureur qui avance vraiment bien. Je le félicite en lui disant que s’il continue à ce rythme jusqu’à l’arrivée il va reprendre un paquet de places, mais en réalisant à peine que je suis moi aussi en train de faire la même chose un peu moins vite… On reprend ensuite la route de Lausanne au bord du lac, les kilomètres s’enchainent toujours à +/-5sec autour du rythme prévu selon le profil du parcours en traversant St-Saphorin puis Rivaz, ce qui nous rapproche de + en + du 30ème kilomètre et son mur tant redouté. En fait c’est le point le plus haut du trajet retour qu’on atteint à ce moment, et la fin sera globalement en descente malgré les passages vallonnés.

Jusqu’ici tout va bien !

Jusqu’ici tout va bien !

J’ai toujours une trentaine de secondes d’avance sur mon plan de marche, un autre gars me double encore plus facilement que le précédent, ce seront les 2 seuls à me passer sur le second semi-marathon. D’ailleurs nous sommes de + en + isolés, régulièrement tous séparés d’une cinquantaine de mètres, ce qui me donne des étapes à franchir en rattrapant ceux qui sont en ligne de mire. Après une longue ligne droite de plusieurs kilomètres pour rejoindre Cully au 34ème, on descend à nouveau l’échangeur pour traverser ce village et prendre le ravito. Il y a plus d’animation qu’à l’aller car les spectateurs ont fini d’acclamer la fin du peloton en sens inverse, et semblent contents d’encourager les premiers qui retournent en direction de Lausanne. Le 35ème est peu après la sortie du bourg, à nouveau sur la route principale, et je passe avec presque 50 secondes d’avance sur mon plan. Je sais que c’est à partir de maintenant qu’il va falloir « accélérer » pour finir fort si je veux réussir enfin à battre mon record personnel. Les coteaux sont à notre droite depuis le demi-tour, et le soleil commence à percer à travers la couverture nuageuse pour éclairer les vignes de couleurs automnales. Au 36ème je suis toujours en avance, et je calcule mentalement que même en gardant mon rythme initial jusqu’au sprint final, ça devrait passer pour atteindre mon objectif. Cela me motive à ne pas relâcher mon effort, car même si je n’ai pas vraiment de fatigue ni de douleur, l’impression de forcer de + en + se fait sentir. Au 37ème on rentre dans Lutry, le début de l’agglomération de Lausanne, et le paysage devient moins bucolique mais plus citadin. Je réussis à courir à 15 à l’heure comme prévu, mais je commence à compter à rebours pour les derniers kilomètres qui doivent défiler toutes les 4 minutes…

Le début de la fin !

Le début de la fin !

38, 39 puis 40ème km toujours sur le même rythme, je continue à grappiller quelques places et je double aussi le coureur avec qui j’avais parlé au 1er kilomètre qui a passé toute la course quelques centaines de mètres devant moi. Les spectateurs nous encouragent encore de leurs « hop ! hop ! » sympathiques en nous annonçant une arrivée qui se rapproche petit à petit, toujours sous le soleil qui se fait bien sentir. Peu après le 41ème nous arrivons en bas de la colline vertigineuse du départ, et c’est juste à l’intersection d’avant que nous tournons pour un gauche/droite en descente vers le Quai d’Ouchy où se trouve l’arche d’arrivée. Il reste environ 500m à courir donc je donne tout ce qu’il me reste dans les jambes pour finir.

Le record « finger in the nose ! »

Le record « finger in the nose ! »

J’aperçois ma chérie dans le public en passant devant les derniers photographes officiels, je sais que mon record va tomber et j’en profite pour faire le zouave sur la photo. Au loin le chrono affiche 2h53 et quelques secondes, donc je termine au sprint sur le tapis rouge pour franchir la ligne d’arrivée !!! Yeah ! C’est fait ! Mon objectif est atteint et je viens de battre mon meilleur temps sur la distance ! Je félicite une coureuse que j’ai doublée dans la dernière ligne droite (4ème féminine), et là les 2 journalistes de www.athle.ch m’interpellent pour m’interviewer à nouveau ! Je suis trop content, c’est vraiment une page qui se tourne pour moi car je commençais à croire que mon 2h55 de jeunesse resterait inatteignable avec le poids des années… Finalement non, et mon nouveau chrono à battre est désormais officiellement de 2h53m36s ! Classé 30ème homme (juste derrière les 2ème et 3ème coureuses féminines qui ont un classement séparé ?), 11ème de la catégorie vétéran homme 40.

Lausanne marathon 30 octobre 2016 par sebsoupe

Je rejoints ma chérie en traversant le ravito du sas d’arrivée, elle est aussi fière que moi de ma course ! On traverse ensuite les stands des sponsors et partenaires de l’organisation, et je fais un arrêt à la tente de massage ou heureusement il n’y a pas encore d’attente pour trouver une table et se faire chouchouter ! C’est la directrice de l’institut www.ENMOUVEMENT.ch qui s’occupe de mes jambes, et a priori il y a du boulot ! Après cette pause relaxation bien méritée, on se dirige tout doucement le long du port d’Ouchy pour rejoindre le parking, je me change et me ravitaille à nouveau avant de tailler la route pour le retour en France ! Voilà, cette course restera probablement longtemps dans ma tête, malgré qu’elle n’était pas prévue pour moi et que la préparation ait été peu académique. Tout s’est bien passé au final, avec un beau negative split (2ème moitié 1 minute plus rapide que la 1ère) et un record perso en prime. Etonnamment les jours suivants je n’aurai pas beaucoup de courbatures par rapport à d’habitude à part aux mollets (mais sûrement à cause des New Balance RC1600V2 plus plates et moins amorties au talon), mais pas du tout aux cuisses (peut-être aussi grâce à une importante hydratation pré- et post-course avec 1 pack d’eau gazeuse avalé sur le week-end ?).

Place maintenant au repos en attendant l’année prochaine et les prochains gros objectifs (dont le marathon de Paris toujours avec TAGHeuer).

Merci encore à tous pour vos encouragements et félicitations,

Bye !!!

Lausanne marathon 30 octobre 2016 par sebsoupe

PS : pour ceux qui préfèrent une courte vidéo à un long roman, voici les liens :

L’interview d’avant course : https://youtu.be/VJ7DLLmrPpI

L’arrivée : https://youtu.be/nioDVMT3VIk?t=2s 

L’interview d’après-course : https://youtu.be/P6Os3QP7mYI

Publié dans Compte rendus courses

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joan 09/11/2016 10:58

Bravo pour ce temps et ce chouette compte-rendu! J'ai revécu ainsi ma course.... jusqu'aux crampes au 30ème :-( Bravo en tous cas!

sebsoupe 09/11/2016 12:18

merci Joan

sebsoupe 07/11/2016 13:17

merci la TissTeam01 ;)