30ème Triathlon de Bourg-en-Bresse – Dimanche 29 Mai 2016

Publié le par tissteam01

Epreuve récurrente dans le Top3 de mon calendrier de course, entre le semi-marathon de printemps et le marathon d’automne, le triathlon de Bourg-en-Bresse est mon escapade annuelle dans le triple effort et fait depuis 4 ans intégralement partie de ma préparation sportive.

Malgré mon incompatibilité notoire avec l’élément liquide, je m’astreins néanmoins à quelques séances de longueurs à la piscine pour éviter de me noyer dès le départ d’une telle course, même si cela ne m’empêche pas de boire la tasse régulièrement une fois dans l’eau au milieu de 400 autres furieux.

Récupération du dossard en ce matin pluvieux de Fête de Mères, pendant que les athlètes du sprint s’élancent sous une bonne averse et un ciel peu encourageant. Je croise les doigts pour avoir une météo moins humide l’après-midi, principalement pour la partie vélo qui serait dangereuse sur des routes détrempées.

dossard : check !!!!

dossard : check !!!!

De retour en début d’après-midi en tenue de course, je vais installer mes affaires à mon emplacement dans le parc à vélo qui est déjà bien boueux par endroits, sous une petite bruine rafraîchissante ! Je suis à côté de Cyril et d’un autre collègue, ce qui permet de discuter un peu en positionnant les affaires au mieux pour les 2 transitions (entre la natation et le vélo, puis pour passer du vélo à la course à pied). Je clipse les chaussures sur le Ridley, positionne le casque et la ceinture porte-dossard à l’envers sur les prolongateurs, remets le compteur à zéro, et je pose mes runnings juste devant, déjà lacées et prêtes à être enfilées…

Puis j’enfile ma combinaison de natation, c’est toujours un grand moment de solitude, heureusement l’entraide commence déjà au moment de trouver un autre athlète pour se fermer mutuellement la fermeture éclair dorsale !!! On se rend ensemble au bord du lac de Bouvent pour assister au départ des dames qui partent 1/4h avant nous afin de nager entre elles, alors que nous les brutes on profite ensuite de ce délai pour prendre la température de l’eau en s’échauffant un peu (car elle est fraîche). Comme l’année dernière j’étais parti au milieu du paquet et que j’avais ensuite réussi à nager dans l’aspiration des autres nageurs, je décide de me mettre sur la droite de la plage mais assez en avant du groupe, pour partir rapidement au plus direct vers l’autre côté du lac et la 1ère bouée de la boucle.

La corne de brume retentit et tout le monde s’élance dans l’eau qui rapidement bouillonne et éclabousse ! Malheureusement c’est là que je vois à nouveau la différence entre la théorie et la pratique, car je n’arrive pas à nager correctement au milieu de la meute, impossible de souffler dans l’eau pour respirer, le stress est trop haut et mes mouvements complétement hachés… Je bois de l’eau, je ne vois pas où je vais, j’ai du mal à respirer et donc je n’avance pas, il me faut presque 10 minutes pour que le peloton s’étire et que le calme revienne petit à petit. Mais par contre, les bons nageurs ont déjà pris le large, et je ne trouve pas de poisson-pilote pour me guider et profiter de son sillage. Je passe la bouée pour le 1er virage à droite, puis à nouveau quelques dizaines de mètres après, et j’attaque le retour vers la plage. Je suis parti sans montre mais je n’ai pas de bonnes sensations par rapport au matin précédent où je suis venu re-tester la combinaison une dernière fois avant la course.

On longe les bords du lac puis on contourne la petite île pour la dernière ligne droite avant la sortie de l’eau vers le poste des maîtres-nageurs. Enfin j’atteins la berge, je me relève pour courir en sortant de l’eau, je jette le bonnet de l’organisation à un bénévole puis j’enlève mes lunettes et mon bonnet que je laisse échapper de ma main (tant pis). J’aperçois Pascale&Jef venus nous encourager, et je commence à enlever le haut de ma combi en courant jusqu’au parc à vélo.

La natation : peut mieux faire ......

La natation : peut mieux faire ......

Cyril est déjà en train de se changer, je le félicite pour sa natation, il m’encourage avant de partir à vélo pendant que je fini de quitter ma combi assis dans l’herbe. J’en profite pour enfiler mes chaussettes, je mets mon dossard puis mon casque et je pars en courant vers la sortie en poussant mon vélo. Un arbitre me signale de remonter le zip de ma trifonction sur le sternum mais je suis trop occupé à éviter de glisser dans la boue en bas du parc à vélo. J’atteins la ligne de fin de zone encombrée d’autres triathlètes qui essayent de monter sur leurs vélos, je slalome rapidement entre eux en courant pour dépasser la ligne et sauter sur la selle, mais un second arbitre me fait la même réflexion sur ma tenue en citant mon n° de dossard, et donc je remonte la fermeture éclair avant de mettre les pieds correctement dans les chaussures et de prendre mon élan….

Le gel installé entre mes prolongateurs sous le porte-bidon est tombé juste à la sortie du parc dans la boue, et cinquante mètres après c’est mon bidon qui tombe à son tour sur la route avant le petit pont ! Du coup je prends la pompe à vélo que j’avais fixée au même endroit par un élastique pour la mettre dans une poche de ma trifonction, et un athlète qui a vu la scène me propose son 2ème bidon pour remplacer le mien. Je décline son offre généreuse (mais de toute façon Isotruc c’est pas bon) en me disant tant pis pour moi, les 40 kilomètres vont être longs sans gel ni boisson énergétique… Je me mets ensuite en position aéro sur les prolongateurs mais les premiers virages et petites lignes droites sont bien encombrées de cyclistes donc je me relève pour piloter un peu plus sereinement mon vélo. Après un passage sur la rocade, je rattrape Cyril au 4ème km juste avant de bifurquer dans la campagne. Il me passe un bidon pour prendre 2 gorgées avant que je passe devant lui en direction de Meillonnas. La route est un peu mouillée et je fais attention à ralentir suffisamment lors des changements de direction, et à part quelques cyclistes qui roulent à peu près au même rythme je continue à dépasser pas mal de monde sur cette portion. De même à la première petite côte à la sortie de Meillonnas, et encore plus pendant la montée des S de Treffort ou Yvon est sur le bord de la route (et c’est moi qui l’encourage !!!). Je monte à 19~20 à l’heure au milieu de la route pour doubler les autres concurrents, l’entraînement a payé grâce à mes nombreux passages ici les mois précédents.

ça monte

ça monte

Bonne surprise en haut des S, il y a un ravito en eau (jeu de mot spécial dédicace pour Le Prez). Je loupe le 1er bidon mais réussis à attraper le 2ème pour me désaltérer avant la descente de mi-course. 35m41s au compteur, c’est bon mais on attaque une longue portion tout en faux-plats et vent de face, sur un goudron en mauvais état. Malgré tout, j’arrive vite à Ramasse, le nez dans le guidon, pour les dernières montées mais sur du billard maintenant. Et enfin on bascule vers Revonnas, à 65km/h dans la descente, la route est humide donc je suis léger sur le guidon car la limite n’est pas loin ! Panneau du 35ème kilomètre, j’essaye de garder le rythme pour ne pas perdre trop de vitesse, j’hésite entre mouliner et pédaler en force sur la dernière bosse derrière Bouvent.

Mon Ridley Cheetah après le cyclocross du parc à vélo…

Mon Ridley Cheetah après le cyclocross du parc à vélo…

Les dernières intersections arrivent, merci aux encouragements de ma cousine, et je profite de la fin de la dernière ligne droite pour déchausser avant d’entrer dans le parc. Je saute du vélo, retourne à mon emplacement, j’enlève le casque et pose la pompe qui est resté dans ma poche, et j’essaye d’enfiler mes baskets que j’ai un peu trop serrées : je m’y reprends à 2 fois pour le pied gauche… C’est parti pour 10km, un dernier passage dans la boue (mes belles chaussures de route s’en souviennent encore) et je récupère le bracelet rouge pour le 1er tour du lac. Les sensations sont toujours bizarres pendant les premières minutes de course, d’autant plus que je n’ai ni chrono ni GPS pour estimer mon allure, et j’ai l’impression de ne plus savoir courir et de me trainer, même si je commence à doubler quelques concurrent(e)s. Ceux qui me doublent ont pour la plupart déjà plusieurs bracelets au poignet, signe d’autant de tour en plus déjà effectués.

Au milieu du 2ème tour j’aperçois Cyril qui court un peu plus loin devant, donc j’essaye d’accélérer un peu pour le rattraper en me disant que je finirai avec lui. En fait je le dépasse en l’encourageant, mais j’arrive à garder le rythme tandis qu’il a déjà du mal, mais il faut dire que la chaleur humide ne nous arrange pas trop pour finir la course. Au 3ème tour je double Lionel, l’autre collègue du parc à vélo, qui a nagé plus vite que nous et bien roulé à vélo. Par contre je n’ai toujours pas vu David, qui faisait les 2 triathlons dans la journée (le sprint le matin et le distance olympique l’après-midi) en préparation du half de Hyères fin juin. En fait, on s’apercevra après la course que je l’ai doublé sur la 2ème partie du vélo, mais sans qu’on ne s’aperçoive !

Enfin le dernier tour approche, mon grand frère Mukasa est dans le public pour m’encourager, ce qui m’aide à en remettre un peu ! Je me force à raccourcir la foulée mais accélérer la cadence, et effectivement la vitesse augmente sensiblement. Dernière ligne droite, entre les barrières du public, j’entends des pas se rapprocher rapidement derrière moi, je serre à la corde en accélérant au virage avant la ligne pour finir au sprint ! On se félicite avec le concurrent qui n’a finalement pas réussi à me doubler, je regarde l’écran du classement où j’apparais 98ème (mais avec le départ décalé derrière les féminines) !!! Yes, Top100, je suis content et fier de moi ! Direction le ravitaillement, un peu de coca et de pain du sportif, je fais imprimer mon diplôme (mais les temps ne sont pas corrigés) et je vais attendre les collègues qui arrivent peu après.

Le sprint final

Le sprint final

Voilà, encore une course de + au compteur, une épreuve sympa et variée, des conditions météo finalement pas si mauvaises que prévu (voir presque bonnes), il me faut maintenant apprendre réellement à nager si je veux devenir un jour un vrai triathlète !!!

Résultats officiels :

91ème
SOUPE SéBASTIEN Dossard n°462
Club USA - TRIATHLON - CE RENAULT TRUCKS
Natation 1500m : 30m59s (317ème)
Transition 1 : 01m50s (102ème)
Vélo 42km : 01h11hm40s (54ème)
Transition 2 : 01m58s (85ème)
Course à pied 9,5km : 38m55s (60ème)
Arrivée : 02h25m20,22s
VETERAN 1 HOMME (16ème)

C'est bon pour la peau il parait

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sebsoupe 03/06/2016 20:58

Merci Dav!!! ;)