Marathon de Paris 2016 .... Par Hermann

Publié le par tissteam01

Paris, c'est fini

Et dire que c'était la ville

De mon premier parcours

Paris, c'est fini

Mais Je crois bien

Que j'y retournerai toujours

Marathon de Paris 2016 .... Par Hermann

Un de + au compteur, me voilà à présent décamarathonien et bisubtrihorocurris (ça vient du latin, je vous laisse traduire). Ce dimanche 3 avril 2016 avait lieu le 40ème Marathon dans la plus belle ville du Monde, un événement inscrit dans la to-do-list de tout passionné de course à pied sur bitume !

Bien motivé par ma récente perf au semi de Bourg-en-Bresse 3 semaines plus tôt, j’arrive dans la capitale le couteau entre les dents, bien décidé à enfin repasser sous la barre mythique des 3 heures. Après un passage au salon du running porte de Versailles pour récupérer mon dossard, et une visite sur les Champs Elysées à la boutique Tag Heuer qui me « sponsorise », on reprend la route avec ma chérie jusque chez Frank&Noémie (sa petite sœur) qui nous hébergent comme l’année dernière.

Dossard 3285 et mon nom sur le Wall of Fame des 57000 inscrits

Dossard 3285 et mon nom sur le Wall of Fame des 57000 inscrits

La nuit est plutôt courte et le sommeil léger, stress oblige ! Mon réveil sonne à 5h30 et je me lève pour avaler le gâteau sport maison, accompagné d’un café et d’une banane, puis je prépare un bidon de boisson d’attente pour être bien hydraté. J’enfile ma tenue de course sous un jean et un sweat car il fait frais dehors, il ne me restera que le dossard à épingler avant le départ. Ma chérie nous conduit en voiture jusqu’au château de Vincennes où on trouve facilement une place pour se garer, puis on descend dans le métro pour rejoindre l’Arc de Triomphe. Le trajet nous met dans l’ambiance car on est rapidement entourés de coureurs et coureuses en tenue, et la rame prend des allures de carnaval aux senteurs de camphre ! Arrivés place de l’étoile, on profite des sanitaires pour une pause technique, puis on file à la tente VIP Tag Heuer où je fini rapidement de me changer. Un dernier bisou et je rejoins le sas de départ en courant pour m’échauffer.

Me voilà derrière l’arche de départ, au milieu des autres coureurs qui comme moi espèrent finir dans un peu moins de 3h. Le soleil se lève et nous éblouie, j’aurai presque pu courir avec des lunettes pour ne pas avoir à plisser les yeux. Les athlètes handisport partent en premier, puis 10minutes après c’est au tour des Elites, et enfin notre sas s’ouvre sur les Champs-Elysées pour franchir la ligne de départ et le tapis de chronométrage : Go ! Comme d’habitude, la longue descente vers la place de la Concorde se fait à bonne allure, il est difficile de ne pas se laisser emballer par la pente et le rythme des coureurs tout autour. Je me mets rapidement sur la gauche de l’avenue pour anticiper le premier pif-paf, et je déroule jusqu’au 1er km atteint en juste 4minutes.

Les photographes officiels nous attendent au 1er kilomètre

Les photographes officiels nous attendent au 1er kilomètre

C’est un poil trop rapide, je ne tiendrai pas 15 à l’heure toute la course, mais je suis néanmoins content d’avoir pris un bon départ ! Les passages au 2ème, 3ème et 4ème kilomètre le long de la rue de Rivoli se font sans encombre et toujours légèrement plus vite que le rythme prévu (4m08s/km). On approche de la place de la Bastille où ma chérie m’attend pour m’encourager au pied de la colonne, mais je passe à l’opposé d’elle sans la voir, pour profiter du 1er ravitaillement qui est complètement à l’extérieur du rond-point sur ma gauche… J’attrape une bouteille d’eau et 1~2 morceau(x) de sucre, ce sera mon ravito type tous les 5 kilomètres jusqu’à l’arrivée.

Suivez la flèche pour le 1er ravito

Suivez la flèche pour le 1er ravito

Le profil est roulant sur le début du parcours, la première « difficulté » se situant aux environs du 7ème : même si on est loin d’appeler ça une grimpette, la vitesse chute significativement avant de pouvoir reprendre le rythme de croisière ! Le public est présent sur les trottoirs, des groupes de musique régulièrement installés permettent de penser un instant à autre chose même s’il faut garder la concentration. Au 9ème km on arrive à la foire du trône pour rentrer dans le bois de Vincennes, et on bifurque au Nord en direction du Château juste avant le ravito du 10ème km. Sur l’esplanade, surprise, ma chérie m’interpelle pour m’encourager ! La veille on avait préparé son parcours de supportrice mais on pensait que ce serait trop juste pour qu’elle puisse venir jusque-là : mais en courant depuis le métro le long du Château elle a réussi à se poster juste à temps avant mon passage ! Bravo et Merci

Tempête de ciel bleu au Château de Vincennes

Tempête de ciel bleu au Château de Vincennes

Cinquante minutes de course à peine, plus que 30 kilomètres à tenir ! On s’engage sur la route de la pyramide pour descendre vers l’hippodrome (enfin façon de parler puisqu’en fait ça monte légèrement). Juste avant le 14ème on fait presque demi-tour et c’est là que je me rends compte qu’il fait vraiment chaud car on avait le vent de face jusqu’alors et maintenant le soleil cogne dans le dos ! C’est la première partie la plus difficile du parcours et je le sens déjà dans les cuisses qui se durcissent petit à petit par l’extérieur. Ce n’est pas bon signe, mais on redescend ensuite progressivement en passant le ravito vers le 16ème km pour retourner dans Paris intra-muros par la porte de Charenton au 19ème km. On se rapproche donc de la mi-course, sur l’avenue Dausmenil je franchis les 21,1km en moins d’1h28, c’est plus vite qu’à Bourg l’année dernière sur semi « sec » ! Mais j’ai les cuisses qui se raidissent de + en +, je sais que la course est encore longue et que cela va se jouer au mental : j’essaye de ne rien lâcher mais mes temps de passage sont justes suffisants pour espérer battre mon record perso, on verra bien ! Je repasse à Bastille et là encore ma chérie est super bien placée pour m’encourager, ça me remonte le moral pour la suite mais je dois vraiment forcer pour rejoindre les bords de Seine et j’ai du mal à sourire aux gens qui me félicitent grâce à mon T-shirt « motivationnel ».

Je souris pour la photographe !!!

Je souris pour la photographe !!!

La descente sur les quais est pavée sur quelques mètres, ce qui révèle bien la douleur dans les cuisses à chaque foulée, heureusement qu’il y a du public et de l’ambiance pour nous soutenir ! On passe en face de la cathédrale Notre-Dame-de-Paris peu avant le 25ème km, j’essaye de me dire que c’est comme une sortie dominicale tranquille, je cours en relâchant les muscles et en essayant d’être le plus souple et doux possible avec une foulée rasante. En fait les derniers kilomètres ont été très (trop ?) rapides, et à partir de maintenant je vais petit à petit perdre ma vitesse et les secondes d’avance que j’ai grappillées depuis le départ… L’alternance de passages entre les quais et les souterrains nous oblige à gérer les descentes en retenue puis les remontées en forçant, pendant les 4 kilomètres sur la voie Georges Pompidou.

Marathon de Paris 2016 .... Par Hermann

Au 29ème on se rapproche de la Tour Eiffel sur l’autre rive, mais je suis tellement focalisé sur ma course en avant que je ne prends pas le temps de l’admirer, et je ne me rendrai compte qu’on l’a dépassée seulement après ! J’espère voir ma chérie à nouveau et je balaye la foule du regard pour la repérer mais sans succès, en fait elle n’a pas réussi à venir jusque-là à cause d’un incident dans le métro…

Marathon de Paris 2016 .... Par Hermann

Le fameux Mur du 30ème kilomètre est matérialisé par un énorme décor qu’on traverse, mais alors que c’était une formalité l’année dernière, cette fois j’ai vraiment du mal à continuer sur ma lancée! On quitte les quais pour nous diriger vers la porte Molitor, et entre le 31 et le 32ème kilomètre, un bénévole annonce les positions à notre groupe : 17ème féminine juste devant moi, et 940ème place environ. Le fait d’apprendre que je suis dans le Top1000 me ravigote un peu, surtout que malgré mes jambes qui se transforment peu à peu en échasses, je continue à doubler des concurrents. Du coup je me dis même que finalement le record n’est pas si loin et peut-être à ma portée, et ça me permets de me motiver pour continuer à courir ! Entre le 33 et le 34ème km on longe puis on contourne Roland-Garros pour revenir vers la porte d’Auteuil, encore un sucre et de l’eau au ravito du 35ème avant d’attaquer la longue ligne droite en faux plat montant vers l’hippodrome jusqu’au 36ème. J’ai vraiment l’impression de ne plus avancer, alors qu’ici même l’an dernier j’avais réussi à accélérer jusqu’à l’arrivée ! Les quelques dizaines de mètres de pavés pour rentrer dans le bois de Vincennes sont un véritable calvaire, certains coureurs passent même les barrières pour monter sur le trottoir en stabilisé ! En bon forçat du bitume je continue mon chemin de croix, je ne cours même pas à 14km/h mais les jambes arrivent juste à tenir le choc. Le décompte commence mentalement, je regarde ma montre et calcule le temps qu’il me reste pour finir avant la barrière fatidique des 3 heures. 37, 38, chaque kilomètre de passé me rapproche de l’arrivée mais aussi de la barrière horaire que je m’étais fixé. Mon record s’éloigne par poignées de secondes, ce ne sera pas pour aujourd’hui ! L’Allée de Longchamp semble comme d’habitude interminable, mais je ne m’arrête même pas au dernier ravito du 40ème km. On bifurque une dernière fois avant le 41ème km et la photo Tag Heuer vers le pavillon royal, et j’arrive à limiter la casse sur le dernier kilomètre en reprenant le rythme. On sort enfin du bois par le rond-point de la porte Dauphine, je sais que c’est bientôt fini et j’aperçois la foule de chaque côté de l’avenue Foch pour les 200 derniers mètres. La musique et le speaker nous encouragent, je donne tout ce qu’il me reste dans cette dernière ligne droite. Le point en avant comme l’an dernier, je sprinte pour franchir la ligne d’arrivée à pleine vitesse et rendre honneur à mon T-shirt et mon surnom de super-héros !

Merci VO2run pour cette magnifique photo !!!

Merci VO2run pour cette magnifique photo !!!

Je suis rincé, presque titubant, le souffle court ! Je tombe sur Seb Larue qui a fini 20 minutes auparavant et qui scrute les arrivants, on discute quelques instants de nos courses respectives et on se félicite mutuellement ! Je prends une bouteille d’eau au ravito, et ma génialissime chérie arrive à me rejoindre dans la zone d’arrivée grâce à son charme et à son bracelet VIP !!!

Marathon de Paris 2016 .... Par Hermann

Une médaille, un beau T-shirt Finisher et une photo plus tard, on se rend à la tente Tag Heuer où je fais enfin connaissance avec mon sponsor, quel plaisir de mettre un visage sur un nom !

42km à pied : ça use les souliers !!!

42km à pied : ça use les souliers !!!

Le buffet est savoureux et arrive à point nommé, tout comme le massage des jambes raides comme des piquets. Une fois que j’ai bien récupéré, je rassemble mes affaires et on quitte nos hôtes pour rejoindre le métro. Une dernière photo souvenir devant l’Arc de Triomphe avec ma Miss, puis direction le Château de Vincennes pour récupérer la voiture et rentrer tranquillement à la maison retrouver nos bouts de choux !

Le coureur et le policier !!

Le coureur et le policier !!

Voilà : 627ème en 2h57m00s, sur 41708 classés !!! Mon objectif est atteint, je fais à nouveau partie du « Club des moins 3h », 13 ans après ma meilleure performance sportive ! Tant pis pour le record, ce n’était probablement ni le lieu ni le jour ! Ce sera à suivre lors de mes prochaines aventures, merci à vous tous !

Résultats officiels et temps de passage sur le parcours

Résultats officiels et temps de passage sur le parcours

Publié dans Compte rendus courses

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sebsoupe 09/04/2016 22:06

Yeah! Merci la TissTeam, merci Le Prez!!! Et François j't'ai pas vu m'encourager dans la dernière ligne droite!!! ;)

François 09/04/2016 20:08

qu'il est ENORME mon soupy!!!